Un grand merci à Max Bouton et Jean-Michel Argant, tous deux Kyoshi (fédération Kokusai Butokukai) et maîtres de Shorinji Ryu (Club APKTK Paris) ! Ce stage, assisté d’Étienne Clément (qui a beaucoup aidé à l’intégration des pratiquants locaux), a été une grande réussite technique.

Nous avons découvert (ou redécouvert) le TANBO, une arme fondamentale du Kobudo. Nous eu des pistes pour améliorer le maai en pratiquant les katas de base Shodan et Nidan no Tanbo puis le kata avancé Sekium no Tanbo (Video Youtube) et les exercices de défense et attaque avec 1 ou 2 bâtons. En effet Le tanbo oblige à gérer une distance intermédiaire très fine : trop loin, c’est inefficace et trop près, on perd le levier et l’avantage de la rotation de l’arme. Il faut donc optimiser le timing (sen no sen / go no sen) et bien lire l’entrée dans la zone de combat. Le travail à deux bâtons, c’est aussi deux mains actives et des rotations de poignet. Max a bien insisté sur le travail des mains : l’une « bouclier » (toujours en protection) et l’autre « épée » (attaque latérale ou en pointe) comme ura mawashi tsuki Men (Jodan) en pointe, dans l’angle mort de vision.
Un coup de bâton fait très mal ! alors on travaille bien la rentrée des coudes (toujours près du corps) et la précision des coups (articulations ou tête) : ça aide dans le karaté !
Vidéo : Max et Jean-Michel démontrent une parade qui permet de jouer sur l’effet de levier pour désarmer l’adversaire. Ce qui est marquant c’est la fluidité des enchaînements, avec des blocages, esquives et frappes sans rupture. Il est impossible de pratiquer le tanbo sans être relâché. C’est donc une grande aide pour le pratiquant, qui cherche à être toujours plus relâché pour être plus rapide et percutant. Voilà de quoi améliorer le karaté des ceintures noires les plus exigeantes ! Les enchaînements sont des suites de torsion/relâchement ou l’effet ressort joue à plein avec les hanches. Quand on ajoute la rotation donnée par la souplesse du poignet et la tenue relâchée du Tanbo (il faut tenir le bâton « comme un oiseau »), cela donne beaucoup d’énergie cinétique au bout de l’arme.
Comme le dit Étienne « la libellule est le seul animal qui ne recule jamais », alors nous avons essayé de nous en inspirer dans les déplacements : attaque en avançant ou esquives sur le côté 😉 De quoi méditer pour les combats de Karaté…. Comme dit Max, « si on recule, c’est perdu ! il faut rentrer dedans, aller de l’avant ou sur le côté« .
Max et Jean-Michel ont aussi insisté sur la relation au Taï Chi Chuan, la source des arts martiaux (la lenteur révèle ce qui est masqué par la vitesse) et nous rappellent que le karaté est né du kobudo, et pas l’inverse !
Nous avons eu le plaisir d’avoir eu la visite de Clément Hourst du club de Kobudo de Chateaubriand et Yann Le Scanff (sensei @ Béganne Taïchi). Ce stage est à refaire pour 2027 !!! en espérant y faire venir plus de pratiquants de toute la région.
Lien vers le Kata Sekium no Tanbo ici.

